mercredi 4 juillet 2012

Mon pied à Montpellier.

Québec, 3 juillet

Un soleil qui s’étire
Dans des nuages drapés se voilent l’orange et le gris.
Je me sens devant un coucher de soleil de la Vallée d’Okanagan.

Parce quand on voyage, on remarque les couchers de soleil singuliers des endroits visités.
Et vous ? Vous savez capturer la particularité des couchers de soleil que vous croisez?

L’heure est au départ,
Le temps d’aller mettre des nouveaux couchers de soleil dans ma petite boite.

Mon pied à Montpellier
Je suis dans le train, propulsé à des vitesses vertigineuses.
J’imagine le tramway, le TGV ou un monorail au Québec.
Un trajet peu banal.  Le party s’est vite installé dans notre banquette et avec les voisins. Comment rassembler dans une discussion une économiste de droite, étudiante en géo, petit artisan du bois et propriétaire d’une grande scierie…

Montpellier se dessine alors que moi je l’imagine.
JE pose enfin mon pied en sol sud-européen.
L’air est bon et doux.
C’est des effluves de fleurs, de boulangerie, de beurre qui viennent tourbilloner autour de moi.

Je passerai exactement une semaine à Montpellier.
C’est la ville où je viendrai étudier cet automne.
Et j’en suis déjà tombé amoureux.
Fallait bien s’en douter.
Les places publiques.
Les petites ruelles.
Les gens heureux.
Le vélo, la moto.
Les soirées.
Et, la mer !
(...) Quelques photos !

Semaine hors de l’ordinaire
Semaine dans l’or de l’extraordinaire
En 7 nuits, il m’en a couté seulement 21.60 euros.

Une errance totale entre le Parc Peyrou, la Comédie, l’Esplanade, les Quartiers Saint-Roch et Nouvo Saint-Roch (Eh oui !), Jardins des fleurs, l’Antigone.

Des escapades aux plages de Villeneuve et Carnon. L’appel de la méditerranée. L’air salin est, ici, vraiment différent.

Le soleil, lui aussi, m’a fait rougir.

Comme l’a dit Julien Patrice sur cette photo, le ciel de  Montpellier, c’est l’eau dans le ciel. La mer dans l’azur. 
  

Les danses traditionnelles
Un soir de vents légers, de places remplies. J’entends une mélodie irlandaise au loin. Je m’approche, près d’une fontaine il y a une danse traditionnelle.

Je m’approche, écoute.
Sors le ukulele et termine la chanson.

Chaque jeudi soir, hommes et femmes de tout âge, de tout genre, viennent danser et jouer aux airs traditionnels irlandais, écossais, français.

Ça n’a pas pris 5 minutes qu’on me demande d’aller danser.
Il manque une personne. Une cavalière sans cavalier.
J’ai beau souligner que je ne suis pas danseur, plutôt musicien,
Mais son regard me fait tout de suite réaliser que je ne peux pas commencer mon voyage sur un non.

Alors j’ai traditionnellement dansé, et j’ai réellement adoré.

Escapade au Lac Salagou
Danser traditionnel permet aussi de rencontrer des gens extraordinaire.
Je pars, très bien accompagné, vers le Lac Salagou. Deux jours de randos, camping et baignades.
On traverse toutes sortes de paysages.
La garrigue, petite végétation un peu sèche, touffue.
Des petits déserts rouges, poussières et aspects martiens et dunaires.
Parfois on entre dans une danse végétation, d’immenses roseaux, presque tropicaux.
Des fleurs partout, des chants de grillons.
Et le lac teinté d’un bleu-vert époustouflant.
On a chanté a cappella, on a marché par ci et là, on s’est baigné plus d’une fois.

Semaine d’un gâté…
J’ai été presque tous les jours hébergés.
Me suis fait prêté un accès vélo pour la semaine
Un type m’a donné un harmonica
Des Mauritaniens m’ont offert de la bière, des cigares
Dans un bar à jus frais, on m’a offert une quinte de shooters de jus plus délicieux les un que les autres.
Vraiment… je suis désemparé, comblé et d’une reconnaissance sans pareil

Le voyage et sa moto
Cette semaine à Montpellier m’a permis de la découvrir.
Je me suis quand même réservé des surprises pour cet automne.
Mais cette semaine a surtout servie à me magasiner cette moto qui me mènerais sur les routes de Turquie.

Chaque matin je m’y suis mis.
Courtiser la préfecture
Visiter toutes les institutions scolaires, administratives françaises pour obtenir des papiers
Choisir la moto.

Tout était prêt, on m’a délivré tous les papiers, j’avais trouvé même une belle Bmw F650GS.
Presqu’en selle, on m’annonce que ça prend 10 jours pour délivrer la carte grise, l’immatriculation. Ce qui se fait en 15 minutes chez nous en prend plus d’une semaine ici.
Un peu consterné, je réfléchie et décide finalement de partir avec mes pieds, mon backpack et mon sourire.

J’ai appris à adorer ces changements de plans. Que le voyage se reconstruise jour après jour.

Je quitte ce soir vers Nice
Là où mon cuisinier perso viendra popoter bientôt (Jacques Leblanc)
Je vais rejoindre Keven et Emmanuelle, deux amis qui se baladent déjà depuis un bon bout à travers l’Europe entière. J’ai tellement hâte de le voir.

Ensuite, direction Italie, Dolce Vita et qui sait, peut-être sur un bateau qui traverse les iles grecques jusqu’en Turquie, sur le bord de l’Égée!
À suivre…

1 commentaire:

  1. La Méditerranée, c'est un monde ! Et quel beau monde ! De quelque bord qu'on l'aborde, la Méditerranée enchante, ravit, séduit. J'aime la Méditerranée. Merci de m'en rapprocher,Jean-Étienne. Tu semble parti pour en suivre les contours. Bon voyage!

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