Cinques pays, une histoire ...
Et toute une histoire !
Je quitte finalement Montpellier, qui m'apparait déjà comme un chez moi.
La route est entre montagnes et océans.
Ce n'est pas sans rappeler la "Sea to Sky Climb" entre Vancouver et Whistler, Colombie-Britannique
Ce qui change c'est la couleurs orangées des tuiles déposées sur le toit des maisons,
dans de très petits villages nombreux et colorés:
Change aussi la couleur de la Méditerrannée.
Huile pâle, bleutée, dans un ciel azur.
Le madelinot flotte !
Dans le ciel et dans la mer, on dirait presque que les couleurs sont inversées si je les compare aux paysages de chez nous.
Le changement de rôle entre ciel et mer m'évoque l'Enfant de Noé, titre d'Emmanuel Schmitt que je lsi sur la route. Ce roman raconte la promesse deux enfants de prétendre, leur vie durant, que l'un est juif et l'autre Chrétien, alors que leur réalité est inverse.
Arrivé à Nice,
L'heure n'esr pas au coup de foudre.
Faut avouer que mon retard de 5 minutes à l'hotel le moins cher en ville où j'ai une réservation.
Porte fermée, l'hotel se révèle être seulement un grand appartement dans un immeuble résidentiel.
Pris dehors, je réussi à me faire ouvrir la porte par un résident qui ne savait pas qu'un "hotel" se trouvait dans son bloc.
Cette porte franchie, je m'heurte à la porte de l'hotel fermée au nez, 5 min de retard.
Finalement un client m'ouvre la porte, et au moment où je dois laisser tomber et trouver un endroit où dormir dehors, je trouve le type avec aui je devrai négocier l'accès à ma chambre déjà payée.
Lorsque je sors mon ukulele sur la plage pour jouer un peu, soit on m'ignore totalement, me prend pour un clochard ou je semble déranger: Contrairement à Montpellier, où quelques ballades québécoises ou Ananie de Jocelyn Thériault me valaient un lit ou une bière..
. Mais bon !
Et à Nice, tout est plus cher.
Mais Nice n'était pas précisement sur ma route par hasard.
J'ai tout fait pour y être afin de croiser Emmanuelle et Keven, précieux amis des îles avec aui je passe une journée fantastique/
... partager ses sandwichs baguettes
... aller plonger les 3 dans l'azur si salé
... ensemble, ne pas s'ennuyer des iles
... visite de Palais, du Vieux-Nice, rires à l'appui
... prendre la meilleur Gelato de Nice, celle aux fleurs de violettes est décadente!
... retrouver la mer, souper pas cher; boire un verre, et relaxer à l'hotel
Je quitte mes amis avec toute l'énergie qu'ils m'ont donné
Je trouve place où dormir, sur une corniche top confort, surplombant l'océan.
Vous ne me croirez même pas si je vous dit que j'y ai plongé de 25 pieds pour un réveil en force à 6h30 du matin.
Le vrai voyage commence.
J'entame ma route vers l'Italie sans attendre de rencontre.
Je traverse 4 villages à la marche avant de lever le pouce.
La journée est encore magnifique, plein soleil, il fait un peu trop chaud.
La petite voiture qui s'arrête pôur me prendre trimballe une jolie Russe et un sympathique américain.
On parle tous bien le français et l'anglais, quel beau décor.
je leur demande s'ils peuvent me laisser à Monaco ou à la porte de l'Italie, ils accepent un café à Monaco.
Le courant passe tellement que Jovan me propose de les suivre pour le restant de la journée, visiter le côté montagne de l'Azur, de coucher chez sa grand-mère dans un ancien Moulin et il me déposerait en Italie le lendemain.
Je ne peux pas refuser.
Quelle invitation !
Finalement, ce flânage va durer 2 jours et demi, car on a tellement à voir, on se promène les 3, un Roumain se joint à une ballade entre villages montagnards et excursions en rivières
Le moulin où l'on m'héberge est enchanteur.
Je garderai mes mots pour décrire toute la beautés des détails de ce lieu.
Règne sur ces lieux Brigitte Popov, grand-mère tempête de mon ami Jovan.
Elle n'arrête pas ces histoires, ses rires, ses conseils de voyages, ses blagues. Complicité du tonnerre.
Brigitte s'arrête peut-être un peu pour lire quelques lettres de la 2e guerre.
Son mari ètait un agent double aux temps de ces grands dérangements
Des tonnes d'histoires et de surprises qu vieux moulin
Et ici, au moulin, pas de gêne !
ici commence l'histoire...
l'aventure de 5 pays pour une histoire
Jovan et Svetlana décident de m'accompagner à Cinque Terre, petit parais d'Italie.
La route est belle; pour la première fois j'entre et je conduis en Italie.On étudie notre dictionnaire anglais/italien, faisons la pause espresso ristretto.
Direction Genova, Gennes.
On traverse l'immense ville et on hésite à s'arrêter pouur plonger ou continuer.
La chaleur et l'euphorie l'emporte, on gare la voiture, direction la playa.
Vive la Méditerranée,
le grand bleu salé
Nous revenons à la voiture 30 min plus tard
Drole de présentiment
Svetlana dit : "Où est mon sac?"
Quelques secondes et je regarde dans le coffre et m'écris : "Mon sac !?"
Toute l'incompréhension du monde, l'abberration de l'instant
dans un silence inquiétant, mes yeux bourdonnent
mon cerveau se réfugie
le coeur se serre, se lève
... mon backpack
... tout mes vêtements
... passport canadien
... toutes mes cartes d'identité, toutes les photocopies
... porte-feuille, toutes cartes crédit et débit
... mon ordi MAC
... mon ukulele, son etui
... des photos, des lettres
J'ai presque tout perdu
Mes amis ont perdu leur passeport, porte-feuille appareil photo, porte-monaie, livres, ...
sans comprendre ce qui c'est passé,
l'instinct de survie prend le relais
on redevient un peu solitaire malgré toute la force qui nous uni.
Une Russe, un Américain, un Canadien
Dans un voiture française
En italie
Cinques pays, une histoire,
Pas de Cinques Terres, peu d'espoir
Visite à la gendarmerie italienne
communication difficile
des dames veulent passer devant nous pour une porte fermée à clef
on va finir par pouvoir voir quelqu'un
fumer une cloppe avec lui dans son bureau même si interdit
rire un peu
et obtenir un rapport de police, tout ce qui nous reste comme papier
on découvre que le sac avec le passeport et l'ordinateur de Svetlana n'a pas été volé, incroyable
Mais les connards, ils ont jusqu'à pris l'engin qui ouvre la barrière du moulin, en France; n'importe quoi!
On s'accroche à ce qui reste;
... mon sleeping
... mon appareil photo
... foulard de ma mère
... mon harmonica
... mon lecteur mp3
... souliers, 2 t-shirts, 1 pantalon, 1 maillot, 1 ceinture
... et quelques photos de mes iles
Ce qu'on a perdu de plus important, je crois
c'est nos projets de voyages
notre temps
et notre sourire,
mais pour un moment seulement
Car le rire est revenu au galop
la pression a su retombée
et on a continué à vivre pleinement, intensément ce voyage
ensemble, tissés serrés
des amis, comme une famille, pour la vie.
Nous sommes retournés en France de nuit, par la Côte, faute d'argent pour les autoroutes à péages
La police italienne, bien trop heureuse d'intercepter une voiture française, nous a arrêté deux fois sur la route ... sans papiers !
Finalement, on va tout juste réussir à rejiondre la France, la petite Opio et le moulin
Jours de paperasse, d'appels entre France, Canada, Russie, Etats-Unis
Mais aussi jour de bonne bouffe, de calme après la tempête...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire