Enfin, le dépaysement de l'extérieur
Et moi, je repayse de l'intérieur
Le choc est intense, ça commence par les sons, la langue, cette cacophonie.
Faut se fier aux yeux.
Mon aventure Turkiye s'ammorce sur un çai (thé noir), un des meilleurs à vie, sans doute, et pas le dernier (une bonne dizaine par jour :)
Istanbul, la belle Constantinople
Une histoire incroyable habite ces lieux, circule dans les rues et parcoure les marchés
Une fierté et une force palpable qui vous enveloppe.
Cette ville et son importance historique est évidente
Des centaine de personnes sont assises dans les petits parcs bordant les Mosquées.
Les familles sur les foulards et les tapis, avec une veille bouilloire remplie de thé et de la bouffe en abondance à partager.
je dois avouer que j'aimerais m'installer avec eux, je sais que je ne suis pas prêt.
Soudain, une puissante et harmonieuse voix descend du ciel et enveloppe la ville entière.
Elle est omniprésente, elle parle et chante.
Voilà une lourde et sourde prière que je considère poésie, même si un peu imposée.
Les hommes se lèvent et courent vers les Mosquées, enlèvent les souliers, l'heure est à la priére.
Cette heure, je la partage avec eux, enlevant mes sandales qui puent.
Et me déposant doucement dans l'immense Sultanamet.
Istanbul, les dents, les sourires.
L'interraction humaine dans les poignées de mains, les massages d'épaules et la proximité physique.
Mais ici, tout se négocie.
Mon tee-shirt de l'Abri de ma tempête et mes cheveux blondis révèlent l'Occidental que je suis.
Cible de choix pour les commerçants de tout âge, on me dit:
Hey, you lost your money !
Afin que je me retourne, confus, cherchant ma richesse
Et eux rigolants, peuvent t'approcher et vendre.
Je me prête bien au jeu, je crois qu'ils m'aiment bien.
Les prix sont ridicules une fois négocié ... je réalise tout l'argent que doivent empocher les grosses mains de chez nous ...
Je sais que je suis un être trèsz sociable, facile d'approche et ouvert.
Je sais et connais surtout toute cette timidité aui m'habite et avec laquelle je préfère laisser les autres venir vers moi.
Et justement, la Turque m'approche toujours
Des personnes sans âges viennent à moi, cherchent ma main, me salue, m'offre le çai, me demande d'où je suis ... j'adore !
J'ai décidé de sortir du tourbillon d'Istanbul et d'arpenter les petites ruelles tamisées par les cordes à linges, les murs de roses.
J'ai rencontré ces pêcheurs aux gestes si précis, lents, relâchés et tièdes dans cette chaleur.
J'ai accepté le thé, jaser d'amour, d'enfants; de femmes, de chien et de morale.
Istanbul est en elle-même une grande Mosquée aux couloirs infinis sans aucun mirroir, mais où apprends à te connaitre par le regard des autres, par les odeurs qui se mêlent à la tienne.
J'ai réussi à me perdre un peu dans les ruellse sans bretelles
où les enfants jouent d'uen fenêtre à l'autre entre les corde à linge.
Les hommes sont assis depuis des heures sur les mini tabourets et parlent forts, jouent aux cartes.
Les femmes, elles, se dissimulent un peu. S'effacent.
En fait, non.
Elles quittent le premier plan et intégrent un décor plus grand
Parmis les vêtements qui séchent et les tapis qui déteignent au soleil.
Et entre les dizaine de chats qui déambulent avec une calme et une grâce indescriptible
Malgré la faim qui les arrasse.
J'ai bien aimé la Narguile (shisha).
L'air melon qui enveloppe les lèvres et le nez.
Les heures se perdent dans un nuage de vapeur, une eau tiède et blanche et une effluve de charbon.
La plénitude atteinte, sous un bon vent, on sent cet effet mystérieux, spirituel, assez fort pour prétendre pouvoir aider cet homme avec son mot-croisé turc.
Tes mots voyageurs me font rêver de cette Turquie que je n'ai qu'aperçue.
RépondreSupprimerDéguste bien la Turquie.
Hello,
RépondreSupprimerJe partage tes impressions sur Istanbul. Beauté et cacophonie. Une ville pour les sourds! Et pour les touristes fauchés; sans quoi les stanbouliotes se chargeront de te délester.
Je garde un meilleur souvenir de la Turquie hors Istanbul, plus accueillante, plus authentique.
L'invitation à "barbecueter" tient toujours.
A ce'tantot.